Dourak en ligne
Le dourak (« le sot ») est le jeu de cartes russe le plus connu. Personne n’y gagne : le
dernier joueur à qui il reste des cartes a perdu, c’est lui le dourak. Chacun attaque à son tour
son voisin de gauche ; le défenseur doit battre chaque carte avec une carte plus forte de la même
couleur ou avec un atout, et s’il ne peut pas ou ne veut pas, il ramasse tout ce qui est sur la
table.
Ici, on y joue gratuitement dans le navigateur, sans inscription ni publicité : en tête-à-tête,
ou à trois ou quatre contre des adversaires artificiels.
Un adversaire fort et loyal
L’ordinateur ne triche pas : il ne connaît jamais l’ordre du talon ni les cartes des autres.
Les joueurs forts font ce que fait une personne attentive : ils comptent les cartes sorties, se
souviennent de qui a ramassé quoi et calculent plusieurs coups à l’avance. Quand le talon est
épuisé dans une partie à deux, la fin est calculée exactement.
Ce que contient le jeu
- Dourak podkidnoï (où l’on ajoute des cartes) et perevodnoï (où l’on transfère l’attaque), jeu
de 36 cartes, de deux à quatre joueurs.
- Neuf adversaires qui ont chacun leur caractère et cinq niveaux de force, du débutant au
maître ; le niveau de chacun se règle séparément.
- Portraits, remarques à table et voix (en russe) : tout est facultatif.
- Un conseil pour le coup à jouer, la vue de la défausse, le décompte des victoires et des
défaites.
- En russe, en anglais et en français.
Règles
- Six cartes chacun ; la dernière carte du talon indique l’atout.
- À la première partie, celui qui a le plus petit atout attaque et le montre. Ensuite, selon le
réglage choisi : le gagnant de la partie précédente attaque, ou bien on attaque le dourak.
- On attaque avec une carte, ou avec plusieurs de même valeur. Tous, sauf le défenseur, peuvent
ajouter des cartes d’une valeur déjà présente sur la table.
- Pas plus de six cartes par attaque (cinq tant que la première attaque n’a pas été battue ;
c’est réglable), et jamais plus que le défenseur n’a de cartes.
- À un défenseur qui ramasse, on peut encore donner des cartes qui conviennent.
- Dans la variante perevodnoï, avant d’avoir battu quoi que ce soit, le défenseur peut poser une
carte de même valeur et transférer l’attaque au joueur suivant.
- Après une attaque, chacun complète sa main à six cartes : d’abord les attaquants, en
commençant par celui qui a ouvert, le défenseur en dernier.
- Le dernier à garder des cartes est le dourak. Si la dernière attaque est battue avec la
dernière carte du défenseur, il n’y a pas de dourak : partie nulle.
Le jeu est l’une des salles de SynArteum, un musée d’art
synthétique. Le code source est ouvert, sous licence MIT :
github.com/Sorbiers/durak